lundi 6 juin 2016

Entre joie et incertitude

Je me suis faite rare ces dernières semaines. La raison en est relativement simple: j'ai rencontré quelqu'un.

Depuis notre première rencontre en live, fin avril, il ne s'est pas passé une semaine sans que nous nous soyons vues. Elle me plaît énormément. Je crois que c'est assez réciproque, malgré les obstacles.

Quels obstacles? Elle vit encore avec son ex copain, ils partagent encore le même lit. Plus encore: personne de ses amis et de sa famille ne sait qu'elle a rompu avec lui il y a plus de deux mois, je suis la seule à être au courant.

Il y a un peu plus de deux ans, elle a subit un traumatisme qui l'a laissée avec pas mal de soucis quant aux relations sociales, elle est du coup un peu sauvage, ne fait pas facilement confiance et évite les contacts physiques.

En partant de là, vous vous en doutez, rien ne s'est passé entre elle et moi, pas même un baiser. Je sais qu'elle a envie de moi, qu'elle a envie de m'embrasser, mais elle ne fait pas le pas, et moi, je n'ose pas, en raison de ses craintes. Je ne souhaite pas la bousculer.

C'est étrange pourtant, car je n'ai jamais pris autant de temps avant d'embrasser une fille (ou de coucher avec elle). 

Le week-end passé, elle a dormi chez moi, avec moi, dans mon lit. J'ai pu la tenir contre moi, lui caresser le ventre. Je crois qu'elle s'habitude à mon côté tactile, d'ailleurs, le lendemain matin, en allant en ville toutes les deux, elle a été particulièrement tactile avec moi aussi (me caresser le bras dans un tea-room, me caresser le dos, m'embrasser la tête).

Cette semaine, son emploi du temps ne nous permet pas de nous voir. Elle va me manquer, elle me manque déjà. Mais peut-être que ces jours loin l'une de l'autre l'aideront à prendre une décision. Elle m'a dit qu'elle avait autant de sentiments pour moi que pour son ex (avec qui elle a passé 5 ans). Soit elle n'aime plus vraiment son ex, soit elle est très amoureuse de moi.

Nous n'avons pas abordé le sujet ce week-end, je sais, je suis une andouille, mais j'avais envie de profiter de chaque instant, sans prise de tête. Je me dis que je lui en parlerai la prochaine fois, seulement, ce n'est pas la première fois que je me dis ça ces dernières semaines. Et à un moment, il faudra aussi que je fasse un choix.

mardi 17 mai 2016

Copine potentielle?

Il y a quelques temps, j'ai fait la connaissance d'une jeune femme, par le biais d'une annonce. 

Ses écrits me plaisaient, son vocabulaire, sa maturité, ses références cinématographiques, ses analyses de textes, sa façon de voir la vie, le fait qu'elle soit gameuse. Beaucoup de choses m'ont attirées chez elle. 

Je me suis méprise sur son âge, j'ai été impressionnée de découvrir qu'elle avait 12 ans de moins que moi, pour autant, ça ne m'a pas effrayée.

Nous avons fini par nous rencontrer, et la première fois, nous avons passé plus de douze heures ensemble. Contrairement à ce que vous pouvez peut-être croire, rien ne s'est passé, nous avions simplement rendez-vous à 8h30, un samedi matin.

Nous avons passé une excellente journée, avons beaucoup ri, avons beaucoup partagé. Elle m'a fait part d'une expérience traumatisante qu'elle a vécue il y a deux ans et qui l'a laissée avec une peur du contact physique. 

Lorsqu'elle m'a raconté ce qu'il lui était arrivé, mes larmes ont coulé sans que je puisse rien y faire, et je lui ai promis que je ferai très attention, car étant tactile de nature, mes gestes viennent naturellement.

Aujourd'hui, cependant, je me sens mal. 

Nous avions rendez-vous en fin de matinée, je devais la rejoindre à son travail. J'ai passé un très mauvais trajet (entre mal des transports et crise d'angoisse). Et elle a été tellement choue, s'est tellement inquiétée pour moi qu'au lieu de me déposer à une gare, elle a préféré me ramener chez moi, où nous avons passé le reste de l'après-midi.

Je l'ai sentie en confiance, au début, et j'étais tellement reconnaissante que je n'ai pensé à ses difficultés de contact que bien après. Résultat, j'ai été particulièrement tactile avec elle, et quand elle est partie, en voyant son malaise, j'ai percuté.

Je me suis immédiatement excusée, elle m'a répondu qu'elle n'était pas en sucre, et qu'on se verra quand même vendredi. Je me sens pourtant coupable.

Pour le moment, elle ne veut que mon amitié, mais je sais qu'elle se sent bien en ma compagnie. Je n'ai pas envie de la brusquer, et si rien ne se passe entre nous, j'aurai quand même gagné une super amie. 

Je crois que je préfère presque les choses ainsi, de m'emporter et m'attacher trop vite, comme je le fais presque toutes les fois, ne m'a valu que des claques dans la gueule au final.

On verra ce que tout ça donnera, on se voit ce week-end puis le week-end prochain. En un mois et demi, elle m'a vue plus souvent qu'elle ne voit ses amis car elle me dit qu'elle se sent à l'aise avec moi. J'en suis très flattée, et j'espère de tout coeur que je ne vais pas la décevoir.

lundi 2 mai 2016

T'es émé quoi?????

Emétophobe. Je m’en suis rendue compte en 1998 et n’ai pu mettre un nom dessus que des années plus tard, autour de 2001, grâce à internet et aux forums en ligne.
Avant ça, je pensais être la seule assez débile pour avoir une peur panique de vomir.
Evidemment, comme tout le monde, voir (ou entendre) quelqu’un vomir me dégoûte et me soulève l’estomac, mais chez moi, ça va plus loin. Les rares fois où j’ai été malade, toute la phase avant, j’ai été en totale panique, à transpirer, à avoir mon cœur qui bat plus vite, à préférer mourir que vomir. Alors oui, comme toute phobie, c’est totalement irrationnel, surtout quand on pense que je ne vomis presque jamais, et que c'est un mécanisme naturel de notre corps qui nous empêche de nous empoisoner. Peut-être que mon corps le sait, et qu’il fait en sorte que se soit mes intestins qui se rebellent et non pas mon estomac.

La dernière fois que j’ai vomi, c’était en décembre 2003. Je vivais avec Ma à ce moment-là, j’avais été patraque toute la journée mais je suis quand même partie au boulot. Et là, travailler en cuisine alors qu’on a des nausées, c’est vraiment pas le top. J’ai résisté du mieux que j’ai pu, puis je me suis précipitée aux toilettes pour littéralement vider mes intestins. A peine avais-je tiré l’eau que je me suis mise à avoir des hauts le cœur. J’ai cru que je mourais sur place, d’autant plus que je n’étais pas chez moi mais sur mon lieu de travail. J’ai pu finalement me retenir, ma patronne m’a conduit chez moi, et arrivée chez moi, j’ai couru à la salle de bain, suppliant Ma d’appeler ma famille (sûre que j’étais que j’allais mourir et qu’il fallait absolument que je leur parle), elle a appelé tout le monde, en vain, alors que je pleurais dans la salle de bain, à genoux devant les toilettes. Finalement, c’est sorti, je suis bouché les oreilles, j’ai fermé les yeux, Ma était derrière moi, malgré mes supplications qu’elle me laisse seule, elle a pris soin de moi, elle a tiré la chasse d’eau à chaque fois.

Après ça, je me suis sentie bien, soulagée, plus du tout patraque. Quelques jours tard, Ma a été malade à son tour. Elle m’appelait depuis la salle de bain et moi, je m’étais enfermée dans notre chambre, parlant très fort et me bouchant les oreilles.

Sur internet, j’ai vu que beaucoup de personnes souffrent de cette peur, il semblerait qu’elle soit très répandue : http://bit.ly/1SGuXpa et  http://bit.ly/1SV6Ou2

Contrairement à beaucoup de ces personnes soufrant de cette phobie, je ne fais pas attention à ce que je mange, probablement parce que vu ma formation, je connais suffisamment les aliments pour savoir s'ils sont encore consommables ou non, en revanche, je ne vais plus sur les manèges alors que j’adorait ça, je n’ai plus osé prendre l’avion, les transports en commun sont pour moi un énorme problème, même si ça va un peu mieux qu’il y a quelques années, je supporte très mal la voiture si ce n'est pas moi qui conduits (et encore, il y a parfois où je ne suis pas bien même si je suis conductrice). Le soucis, c’est que lorsque j’ai des nausées, je fais des crises de panique, et ces crises de panique me filent la nausée, un charmant cercle vicieux.

Comme pour toutes les phobies, je sais que c’est l’exposition qui m’en guérira. J’avoue ne pas être pour, ma peur étant trop forte. Cependant, en début d’année passée, lors d’une soirée avec une fille, chez elle, j’ai abordé un sujet qui l’a touchée et elle est du genre à somatiser. Elle m’a soudain dit qu’elle avait envie de vomir. Normalement, je me serais enfuie, mais me sentant terriblement coupable, je suis restée, je l’ai même entendue, et j’ai pris soin d’elle ensuite. Comme première exposition, je m’en suis pas si mal sortie.

Et comme pour toutes les phobies, c'est souvent mal compris, commenté, moqué. Combien de fois ai-je entendu que c'était stupide, que c'était quelque chose de naturel, que je n'allais pas en mourir, que j'exagérais? Oui, je sais tout ça, mais la peur irrationnelle prend le dessus et je ne peux plus rien faire de sensé.

lundi 25 avril 2016

Quel printemps?????

Alors que je me levais avant l'aube (NB pour moi, l'aube est tout ce qui est avant midi), j'ai eu la désagréable surprise de voir la neige. Pire, de me faire fouetter par la neige lorsque j'ai ouvert mes volets.

Avec le temps splendide de jeudi passé, j'ai cru que je pouvais laver mes doudounes et les ranger jusqu'en septembre. Me voilà bien découragée et pour la peine, je vais hiberner jusqu'en juillet (en espérant une petite canicule comme celle de l'année dernière).

Mes doigts étant gelés, mon cerveau aussi, je vous laisse quelques jours, probablement jusqu'à dimanche soir, il se peut qu'à ce moment-là, j'ai des choses à partager avec vous.

samedi 23 avril 2016

Pause du printemps

Plein de choses en tête, beaucoup d'occupations extérieures font que je ne suis plus très présente derrière mon clavier, mais je vais bientôt revenir.

lundi 28 mars 2016

L'Occident ne se préoccupe que de l'Occident

Comme tous les soirs avant de dormir, je fais un petit tour sur les réseaux sociaux. En ouvrant mon application Facebook, je tombe sur ce titre:

"Pakistan: carnage dans un parc d'attractions à Lahore"

Vous pouvez lire l'article du Courrier International ici: http://bit.ly/1SpkDQG

Et là je me demande où sont les filtres Facebook du drapeau du Pakistan? La tour Eiffel, la Porte de Brandebourg, la Maison Blanche (ou tout autre monuments occidental) vont-elles se parer des couleurs du Pakistan? Les chefs d'Etats vont-ils condamner ces attentats avec autant de véhémence que quand l'Occident est touché? Les grandes puissances occidentales vont-elles mettre leurs drapeaux en berne? Il y aura-t-il une minute de silence ces prochains jours, en mémoire de tous ces innocents?

Je suis écœurée et révoltée que l'Occident ne se préoccupe que de l'Occident. Une vie humaine est importante, quelle que soit son origine. C'est une honte que des gens (y compris des hauts dirigeants) pensent le contraire. Aucune vie ne vaut plus qu'une autre.

dimanche 20 mars 2016

Se faire passer en premier

J'ai eu 35 ans au début de l'année, et il est possible que ça ait agi comme un coup de massue sur mon crâne. Non pas que j'ai peur de vieillir, à vrai dire, ça ne me préoccupe pas trop (j'a des cheveux blancs depuis quelques années, et je n'ai absolument pas l'intention de les cacher avec une teinture).

Je dirais plutôt que ça a agi comme une prise de conscience, une envie de changer quelques choses chez moi. Je fais jeune, rare sont les personnes qui me donnent vraiment mon âge, mon sens de la mode étant très limité, je mets des habits dans lesquels je suis à l'aise, et du coup, j'ai un look plutôt ado (jeans, t-shirt, pull à capuche et basket).

On m'appelle aussi souvent "monsieur", certainement dû à mon look masculin et à mes cheveux court. Pourtant, je peux vous assurer que je n'ai ni la voix ni le visage ni la carrure d'un homme (les gens sont parfois juste inattentifs, ou cons, c'est selon).

Et du coup, ça faisait un moment que j'y pensais, et j'ai finalement franchi le pas: hier je suis allée chez l'esthéticienne. Mes sourcils sont épilés (ça me change un peu le visage je dois dire, le résultat est pas mal), mais surtout, ma "moustache" est partie (elle était source de beaucoup de complexes je dois dire). Alors je ne nierais pas que j'ai eu mal, parce que beaucoup de poils, mais je suis contente de l'avoir fait, de ne pas l'avoir remis à demain (comme je le fais avec beaucoup de choses dans ma vie).

Cette semaine, je suis aussi allée acheté un fond de teint (et en trouver un pour ma couleur de peau, j'ai galéré), un anti-cernes. Je ne me maquille que les yeux, en général, et rarement, mais j'avais envie de changer un peu. Et bien que je n'aies pas de rides (si ce n'est des rides d'expression), je commence à avoir quelques "taches" noires (dues certainement au fait que j'ai percé des boutons que j'aurais dû laisser tranquille). Et ce fond de teint fait des miracles, et il est invisible (mes parents n'ont rien remarqué).

Je prends également plus soin de ma peau qu'avant (vous devriez voir tous les produits "visage" que j'ai achetés!). 

Peut-être que mes 35 ans m'ont fait réaliser que je devais arrêter de m'occuper plus des autres que de moi-même.

Prochaine étape: 2 tatouages.