mercredi 4 mars 2015

La claque du jour

Aujourd'hui, à 17h00, j'ai reçu ce mail. Et bien, j'ai reçu une sacrée claque. C'est dur, c'est froid, alors que d'après elle, nous n'étions pas en guerre, nous n'étions pas fâchée. Je sais qu'elle est rancunière, et susceptible, je crois aussi savoir qu'elle n'a pas des amis de longue date (d'où la partie "amis" de son texte"). Mais fallait-il en arriver là?



"Salut,

Je renonce à répondre à ta lettre. Cela n’apporterait rien de plus et tu n’attendais pas de retour. Tu avais besoin d’extérioriser des émotions et des mots qui ne sont pas sortis sur le moment.

Tu m’as beaucoup apporté et je t’en remercie sincèrement, j’ai passé de jolis moments en ta compagnie. Je te l’ai dit mais je le répète car ta lettre dit le contraire, je ne pars pas parce que tu es une mauvaise personne, tu connais les raisons de mon départ et elles sont majoritairement indépendantes de ce que tu es. Tu as ton amour-propre et je pense que dire que tout va bien est une manière de le préserver mais j’ai lu ta lettre, je te connais un peu et je sais que tu n’es pas un robot. Il n’est pas possible de compartimenter ses émotions, sauf si l’on est en déni.

Je souhaite que nos chemins se séparent à présent et que tu me laisses avancer, comme j’essaie de te laisser avancer de ton côté, en ne t’écrivant pas ou, du moins, le moins possible. Il n’est pas impossible que nous nous revoyions un jour, dans un cadre amical, mais cela ne me paraît pas envisageable actuellement et, je le crains, pour assez longtemps encore, y compris pour ma pièce de théâtre, donc.

Je te remercie également de me faire parvenir mon livre de Caroline Fourest auquel je tiens. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’écharpe car cela n’a plus de sens aujourd’hui. Tu peux en faire ce que bon te semble, je ne souhaite pas la recevoir. Cela ne nous fera que plus de mal à toutes les deux.

Je te remercie de ne plus chercher à avoir un contact avec moi et de respecter mon choix. Je ne pensais pas avoir à le préciser mais, au vu de la situation actuelle, cela semble essentiel: je ne veux pas que tu aies contact avec mes amis, non plus. Que ce soit Mi., Am. ou quelqu’un d’autre, que ce soit par what’s app, Facebook ou en vrai (ni même pour leur dire au revoir, ils savent que c’est ma décision). Tu as tes proches et je te remercie de surmonter cette épreuve en leur compagnie et non celle des miens que tu connais à peine. Ma. avait aussi cherché à devenir amie avec des personnes qui l’avaient certes touchée mais qu’elle n’avait vues que quelques heures et tu étais scandalisée de l’apprendre. Il serait appréciable que tu ne fasses pas comme elle. Mi. et Am. respecteront mon choix, j’espère vraiment que tu me respecteras assez pour le faire également et que je n’aurais pas à le rappeler une troisième fois (la première ayant été Al.). Que tu parles ou non de moi dans tes échanges avec mes amis n’a pas d’importance, c’est le principe même qui est déplacé.

Ce sera mon dernier message, je ne te répondrai plus, à partir de maintenant. Il n’est donc pas utile que tu répondes à ce mail car je ne lirai plus ce que tu m’envoies. Tu me trouveras dure et ne comprendras peut-être pas ma décision mais je pense sincèrement qu’il ne peut qu’être bénéfique pour toi pour le long terme d’être forcée à avancer dans une autre direction. Tu dois te recentrer sur toi, sur tes propres buts, professionnels et personnels, et m’autoriser à faire de même.

Fl."

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