samedi 3 septembre 2016

Le fléau du temps qui passe

Lundi, rendez-vous chez la chiro et en repartant, mon côté flemmard m'a fait prendre l'ascenseur pour redescendre les six étages.

En ouvrant la porte, je me trouve face à une dame âgée en qui je reconnais la grand-mère d'une de mes amies d'enfance. Je lui dit bonjour mais elle ne semble pas me reconnaître, je lui parle un peu, remarque des appareils dans ses oreilles, alors je hausse un peu la voix, et lui dit "vous êtes bien la grand-maman de Sy?". Elle répond par la positive mais je la sens ailleurs, et surtout, un peu vacillante. Je ne saurais pas lui donner d'âge, dans mes souvenirs, elle a le même visage que maintenant. Elle me dit alors que Sy a deux enfants. 

Oui, je le sais, même si nous nous voyions que très peu souvent, nous n'avons jamais coupé les liens, et du coup, je m'inquiète pour sa grand-maman, je vois qu'elle tremble un peu et qu'elle a vraiment l'air d'aller mal. 

Nous nous arrêtons à l'étage où elle descend, je lui ouvre la porte et en sortant, elle me dit "je vais mal".

Je ne sais pas quoi faire, j'hésite à l'accompagner mais elle semble tenir sur ses jambes. 

J'ai malheureusement rendez-vous chez un autre spécialiste et ne peux pas rester vers elle, mais tout le reste de l'après-midi, je me sens mal.

Arrivée chez moi, j'envoie un message à Sy, lui disant que j'avais croisé sa grand-maman et que je m'étais sentie inutile et démunie face à elle, car je ne savais pas comment agir. Elle m'a confirmé que sa grand-maman n'allait pas bien et qu'elle devait se faire opérer la semaine prochaine, que ça la stressait beaucoup, qu'elle était beaucoup diminuée mais qu'heureusement, elle avait emménagé chez sa fille, qui l'avait déposée pour son rendez-vous et venait la reprendre direct après, que je n'avais pas à m'inquiéter, qu'elle n'errait pas toute seule.

Cette femme a toujours été dans mes souvenirs, Sy et moi étions très proches de nos 5 ans à nos 15 ans, nous avons souvent passé des vacances ensemble, des week-end chez l'une ou chez l'autre, je connais les membres de sa famille comme elle connait les membres de la mienne. 

Lorsque ma grand-mère est tombée malade, je l'étais moi-même et ne pouvais pas sortir de chez moi, je n'ai donc pas vu sa métamorphose, mais là, j'ai eu un choc, et je continue de me sentir mal, de ne pas avoir pu lui être utile, la soulager la moindre.


4 commentaires:

  1. Heureusement, elle n'était pas laissé à elle-même. Il n'y a plus qu'à espérer que l'opération se passera bien.

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    1. J'ai justement eu des nouvelles aujourd'hui. Son opération a été repoussée et elle va mieux.

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  2. un grand coeur moi je dis..
    pucca

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